PROTECTION DES CULTURES

Catalogue des mesures en cours et suivi

Les mesures en cours sont listées ci-dessous, par catégories (In)former - Agir - Rechercher - Produire.  

 

Mesures
Objectif
Suivi des indicateurs
(In)former

Objectif : informer et accompagner les producteurs dans le cadre des exigences de l'Ordonnance sur la protection des eaux, afin de diminuer les risques liés aux produits phytosanitaires. 

Au cours de ces audits volontaires, les différents services de l'Etat conseillent le producteur sur les manquements, les éléments à améliorer aussi bien au niveau de l'utilisation des produits phytosanitaires (permis de traiter, homologation) que sur les risques potentiels de pollution des eaux lors de l'utilisation au quotidien des produits phytosanitaires. 

 

Mesure initialisée en 2019

Objectif : informer et accompagner les producteurs afin de diminuer les risques liés aux produits phytosanitaires lors de la gestion des stocks et l'élimination des anciens produits. Vérifier que les produits phytosanitaires utilisés sont bien homologués. 

Objectif : contrôler les exploitations agricoles pour identifier les manquements visibles concernant la protection des eaux et l'utilisation des produits phytosanitaires. Ces contrôles portent sur:

  • Entreposage des produits phytosanitaires;
  • Aires de rangement des pulvérisateurs et atomiseurs;
  • Aires de remplissage et de nettoyage des pulvérisateurs; 
  • Avaloirs et grilles d'eaux claires, chambres de contrôles de cours d'eau enterrés sur la SAU.

 

Ces contrôles s'ajoutent à ceux réalisés dans le cadre des PER : en principe 25% des exploitations genevoises sont contrôlées chaque année. 

 

Mesure initialisée en 2020.

 

Objectif : les stratégies phytosanitaires préconisées (type de traitement, périodes, méthodes, substances actives, etc.) sont orientées afin de réduire les risques de résidus dans les denrées alimentaires et l'environnement. 

 

Mesure initialisée en 2020. 

 

 

Objectif : permettre une intervention rapide et ciblée sur des organismes nuisibles particulièrement dangereux (ONPD) pour l'agriculture, complétant ainsi le suivi régulier réalisé sur le canton de Genève par le Service agronomie de l'OCAN (Mesure 30). En effet réagir rapidement permet une meilleure efficacité de la mise en œuvre de stratégies d'éradication. 

 

Mesure initialisée en 2018.  

Sources: OCAN, 2020.

 

ravageurs          appli

Doryphores dans un champ de pomme de terre.      Application Survey 1,2,3. 

Objectif : les contrôles des résidus de produits phytosanitaires permettent de vérifier la conformité des denrées alimentaires. La traçabilité de la marque GRTA permet notamment d'apporter les mesures correctives auprès des producteurs et/ou des transformateurs en cas de non conformité.  

Les campagnes d'analyses se font sur une sélection de produits certifiés différents chaque année (légumes, fruits, etc.), indépendamment de leur mode de production. En effet, précisons que la marque exige notamment la traçabilité des produits mais également que les modes et types de production figurent sur les emballages (Bio, PER, hors-sol, etc.), le choix final appartenant au consom'acteur.

Source : SCAV 2019. 

Objectif : pour répondre aux questions du grand public, une ligne téléphonique gratuite entre consommateurs et agriculteurs a été mise en place le mercredi 20 mai 2020. Cette ligne permet à la population d'évoquer toutes ses interrogations liées à l’alimentation, aux produits du terroir ou encore aux modes de production et au savoir-faire. Cette opération vise à recréer des liens entre la population et ses agriculteurs. 

 

Mesure initialisée en 2020. 

Agir

Objectif : coordonner, suivre les mesures et actions pour s'assurer du bon avancement des mesures prévues dans le Rapport cantonal sur l'utilisation des produits phytosanitaires en agriculture.  Le Rapport cantonal et ses mesures sont évolutifs. Ainsi de nouvelles mesures peuvent être créées, réorientées, alors que d'autres, obsolètes peuvent disparaître. 

Source : OCAN, 2020. 

 

Les membres du groupe de pilotage - du domaine public ou privé - sont actifs soit comme acteur de contrôle, de recherche ou encore de conseils, dans les thématiques suivantes  :

  • PRODUCTION, vulgarisation, conseils, exigences PER
  • APPLICATION DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES, qualité et bonnes pratiques d'application, permis,... 
  • ENVIRONNEMENT, eau, biodiversité ...
  • ALIMENTS
  • FORMATION PROFESSIONNELLE, initiale et continue
  • RECHERCHE APPLIQUEE ET DEVELOPPEMENT, techniques de lutte, alternatives...

Objectif : coordonner, suivre les mesures pour s'assurer de la complémentarité des différentes actions menées par les services de l'Etat concernés par les PPh. Cette plateforme se réunit en principe deux fois par année (printemps et automne). 

Objectif : harmoniser les protocoles de recherche appliquée, utilisés par les différentes institutions vaudoises et genevoises pour être en mesure de comparer et consolider les résultats des essais et pouvoir les vulgariser auprès des professionnels. 

Mesure initialisée en 2018.

 

Source : OCAN, 2020. 

 

vignes enherbées

Vigne enherbée dans l'interligne, désherbée mécaniquement sous le rang, Bernex, 2020.

 

Quatre étapes ont été définies  : 

Etape 1 (25%) : coordonner les actions entre les différents partenaires.

Etape 2 (25%) : créer un groupe d'échanges  entre les différentes professions et organismes.

Etape 3 (25%) : établir un protocole d'expérimentation commun.

Etape 4 (25%) : créer un outil permettant de choisir une technique d'entretien pour une exploitation.

Objectif : limiter les risques de dérive vers les parcelles proches de lieux collectifs par l'adoption de mesures telles que :

  • haies;
  • zones tampon;
  • surface de promotion de la biodiversité SPB (mesure 29d);
  • horaires de traitement;
  • type de traitement (par ex. mesure 11);
  • adaptation et modernisation du matériel, buses, appareils…(mesure 17a);
  • utilisation de variétés résistantes (mesure 3a); 
  • cultures Extenso, etc (mesure 18a). 

 

Mesure initialisée en 2020. 

Objectif: réduire les risques de dérive des produits phytosanitaires à l'aide de haies qui constituent une barrière naturelle. La plantation de haies permet également de favoriser la biodiversité. 

 

Mesure initialisée en 2020. 

Objectif : encourager l'achat de pulvérisateurs plus précis lors des applications afin de mieux cibler les ennemis des cultures (insectes, adventices et maladies) et permettre une diminution des quantités de produits phytosanitaires appliqués. 

Ces contributions sont fédérales et liées à l'Ordonnance sur les paiements directs (OPD). 

La Confédération verse un montant unique pour l’acquisition d’appareils neufs d’application précise des produits phytosanitaires (pulvérisateurs sous-foliaire et pulvérisateurs anti-dérive dans les cultures pérennes).

Un pulvérisateur classique permet de traiter en priorité la surface supérieure des feuilles et les parties supérieures des pousses des cultures, tandis que la surface inférieure des feuilles sont peu ou pas atteintes, alors qu'elles sont souvent colonisées par divers ennemis des cultures.

La Confédération finance un dispositif ayant au moins 50 % des buses dirigées vers les parties basses des plantes et les faces inférieures des feuilles.

Grâce à cette technique, jusqu’à 80 % des quantités de produits phytosanitaires aspergés peuvent être économisés, selon le type de culture et d’appareil.

De même les pulvérisateurs anti-dérive sont conçus de manière à réduire la dérive d’au moins 50 %, ils font donc partis des appareils qui peuvent être subventionnés par la Confédération.

 

dropleg

Type de pulvérisateur dropleg, sous-foliaire,  subventionné par la Confédération, source : J.Rueegg.

 

Le graphe ci-dessous permet de suivre le nombre de demandes reçues par an pour acheter des appareils de pulvérisation plus précis, et le nombre de pulvérisateurs modernisés achetés suite à ces demandes. 

Les demandes reçues ne ciblent pas toujours les bons appareils d'application précise, ce qui explique les différences parfois entre le nombre de demandes et le nombre d'appareils achetés. 

 

Sources : OCAN, 2019. 

Objectif : réduire le risque de contamination de certains produits phytosanitaires dans les eaux lors du rinçage des pulvérisateurs. Les systèmes de nettoyage disposant d'un circuit d'eau de rinçage séparé pour le nettoyage intérieur ont été conçus pour prévenir ce risque. 

schema rincage

Schéma d'un système de rinçage automatique, source: Agridea paiement direct CER, système de circuit indépendant. 

 

Source : OCAN, 2019.

Objectif : lors du remplissage ou du nettoyage des pulvérisateurs, il existe un risque de contamination des eaux par les produits phytosanitaires. Ces places sont conçues pour réduire les risques de contamination des eaux. 

biobed

Bioépurateur vertical, installé à Dardagny, 2017. 

 

Ci-dessous un graphe qui illustre d'une part le nombre de demandes de subventions déposées pour des places de lavage et remplissage avec bioépurateur et d'autre part, le nombre de places subventionnées.

 

Nous pouvons noter que le nombre de demandes est supérieur au nombre de places subventionnées. En effet, le processus peut prendre du temps (parfois plusieurs années) pour valider la demande de subvention pour différentes raisons comme notamment :

  • évolution de la demande du requérant;
  • propriété du lieu d'installation;
  • structure collective;
  • recours contre l'autorisation de construire;
  • financement du solde par le requérant. 

Source : OCAN, 2020. 

Objectif : utiliser les dépotoirs (décanteurs) agricoles pour collecter et filtrer l'eau de ruissellement afin de diminuer les transferts de produits phytosanitaires dans les eaux.

 

Projet à l'étude, initialisé en 2019. 

Objectifs: Depuis le 1er janvier 2020 est entrée en vigueur l'ordonnance fédérale sur la protection des végétaux contre les organismes nuisibles particulièrement dangereux (ordonnance sur la santé des végétaux, OSaVé, RS 916.20). La LPromAgr doit par conséquent être complétée et adaptée aux dispositions fédérales applicables en la matière, soit à la LAgr et à l'OSaVé. La nouvelle ordonnance introduit en particulier des modifications majeures dans la lutte contre les organismes nuisibles particulièrement dangereux (ONPD).

Rechercher

1. Le projet de l'AMDG (Association des maraîchers du genevois) développe 2 programmes pour trouver des alternatives aux produits phytosanitaires pour la gestion des populations de la mouche blanche dans les cultures de choux, et d'autre part la gestion des populations de taupins dans les cultures de salades. 

Projet initialisé en 2019

 

2. Le projet PESTIRED a pour objectif de réduire de 75% l'utilisation des produits phytosanitaires sur les parcelles innovantes sans réduction du rendement économique de plus de 10% (qualité et quantité). Mise en œuvre de mesures préventives: cultures associées, choix de variétés tolérantes, date de semis et utilisation de techniques de "push-pull". 

Projet initialisé en 2019, 1ère séance PestiRed sur le canton de Genève, juin 2019, Maison du Terroir Lully.

pestired

 

3. Le projet d'AGROFORESTERIE vise à promouvoir la pratique de l'agroforesterie moderne. Plusieurs mesures de ce projet ont un impact direct sur la diminution de l'utilisation des produits phytosanitaires en proposant des méthodes alternatives pour lutter contre les ravageurs. Comme par exemple l'introduction de volaille dans la production fruitière pour lutter contre les insectes ravageurs. 

Projet en cours d'initialisation.

 

Objectif : favoriser la protection des plantes en favorisant la présence d'insectes auxiliaires qui participent à la régulation des populations des insectes ravageurs et à la pollinisation. La biodiversité fonctionnelle, composante importante de la biodiversité au sens large, est spécifiquement utile à l'agriculteur car elle a une fonction qui l'intéresse. 
 

Mesure initialisée en 2019. 

syrphe

Syrphe adulte sur une ombelle de carotte sauvage dans une surface de promotion de la biodiversité (SPB) à côté d'un vignoble.

 

Les syrphes sont des auxiliaires dont les larves s’attaquent à différents pucerons. Les adultes, grands amateurs de pollen et de nectar, contribuent à la pollinisation.

 

Un plan de recherche sur la biodiversité fonctionnelle à Genève

Un plan de recherche sur la biodiversité fonctionnelle a été initié en 2020 afin d'étudier les éléments du paysage et les pratiques culturales les plus efficaces, qui pourraient favoriser les auxiliaires et jouer un rôle dans la lutte contre les ravageurs des cultures. 

"Les structures naturelles ou semi-naturelles, en périphérie ou à l’intérieur des cultures, abritent et attirent les auxiliaires" (Bessat et al., 2019) et peuvent contribuer à améliorer le contrôle des ravageurs et ainsi diminuer les traitements insecticides appliqués sur les cultures" (Dainese et al., 2019). 

Il existe plusieurs types de structures efficaces pour les auxiliaires, notamment

  • les bandes fleuries,
  • les prairies extensives;
  • les haies. 

 

bande fleurie

Schéma explicatif de l'intérêt d'une bande fleurie insérée dans un champ de blé. 

 

prairie extensive

Prairie extensive en bas d'une parcelle viticole, commune de Choulex, 2020. 

 

L'objectif est de suivre l'impact des auxiliaires sur la dynamique des insectes ravageurs des cultures. Ceci afin d'optimiser les services de contrôle naturel contre les ravageurs et diminuer ainsi l'utilisation de produits phytosanitaires.  

Favoriser le développement de la biodiversité fonctionnelle permet de développer de nouvelles alternatives aux produits phytosanitaires. 

 

Les surfaces de promotion de la biodiversité

"Sont considérées comme surfaces de promotion de la biodiversité (SPB) les surfaces exploitées de manière extensive, telles que les prairies et pâturages, les surfaces à litière, les haies, les bosquets ou les jachères florales. Les surfaces de promotion de la biodiversité offrent à la faune et à la flore des niches assurant leur survie en zone agricole. Elles contribuent à la préservation de la biodiversité en permettant aux espèces menacées de progresser de nouveau. Elles accroissent la diversité paysagère et préservent des portions de paysages cultivés tels qu’ils se sont constitués au fil des siècles". (Source: OFEV) 

 

Le graphe ci-dessous présente l'évolution des surfaces de promotion de la biodiversité (SPB) au fil des ans sur le canton de Genève. A Genève les SPB représentent 15% de la SAU, soit plus du double des 7% requis par la Confédération. 

 

 

Source: Rapports d'activités OCAN 2011 - 2019. 

 

Objectifs : diminuer l'utilisation d'herbicides, limiter le régime de fauche, promouvoir la biodiversité et protéger le sol contre l'érosion.

 

Les objectifs principaux du projet sont de protéger le sol, d'augmenter la biodiversité en garantissant une surface de promotion de la biodiversité (SPB) de qualité II, ainsi que de diminuer le nombre de fauche par saison pour minimiser le nombre de passages du tracteur dans le champ. Le niveau de qualité II a pour but de favoriser la richesse de la flore et de la faune au niveau régional en soutenant les exploitants entretenant des surfaces de promotion de la biodiversité (SPB) de qualité.

La mise en place de surfaces de promotion de la biodiversité (SPB) fait partie des « Prestations écologiques requises » (PER) définies dans l’Ordonnance sur les paiements directs (OPD). Les PER constituent un programme environnemental obligatoire pour l’obtention de paiements directs.

Les exploitations agricoles doivent consacrer au moins 7% (3.5% pour les cultures spéciales) de leur surface agricole utile à des SPB. Sur le canton de Genève, les SPB représentent 15% de la SAU. La mesure 29d est justement orientée sur le développement de la biodiversité fonctionnelle dans le parcellaire agricole. 

Quatre mélanges ont été validés qu'il s'agit de promouvoir auprès des viticulteurs et arboriculteurs genevois.

Source: Hepia, 2020, OCAN, 2019.  

 

vigne

Vigne enherbée dans l'inter-ligne dans la région de Cologny, avril 2020.

Objectif : faire adopter les bonnes pratiques agricoles (type de traitements, périodes d'application, méthodes d'application, matières actives utilisées, etc.) auprès des producteurs afin d'optimiser les traitements et réduire les risques de résidus de produits phytosanitaires dans les denrées alimentaires et l'environnement. 

Source : Agrivulg Rapport LIAF, 2016, 2017, 2018, 2019. 

 

modele calcul

Modèle de calcul de dosage adapté d'Agrometeo permettant de calculer le volume de bouillie à appliquer en fonction du stade phénologique de la vigne ou des arbres.  

 

 

L'ajustement de la dose de produit phytosanitaire peut être calculée grâce ce modèle de calcul

Par ce modèle, en viticulture en Suisse par exemple, il est possible de diminuer les quantités de fongicides de 20 à 30% en moyenne sur l'ensemble du plan de traitement par rapport aux doses appliquées (Source : Actualités viticoles, le Guide Viti 2005 -2006, Agroscope).  

 

Depuis 2016, l'optimisation de la pulvérisation est un thème abordé à chaque séance de vulgarisation avec les agriculteurs, organisées par Agrivulg. 

Objectif : valoriser les bonnes pratiques arboricoles (type de traitements, périodes d'application, méthodes d'application, matières actives utilisées, etc.) permettant une réduction des risques de résidus de produits phytosanitaires dans les denrées alimentaires et l'environnement. 

 

Ces travaux sont menés sur les sites arboricoles de Marcelin (VD), exploité par l'union fruitière lémanique (UFL), et de l'école de Lullier (GE).

 

Mesure initialisée en 2019.  

Objectif : connaître et suivre le cycle biologique des ennemis des cultures, permet de cibler précisément la période de lutte et de réduire les quantités de produits phytosanitaires nécessaires. 

 

L'apparition de nouveaux organismes nuisibles particulièrement ou potentiellement dangereux (ONPD) est favorisée par les échanges internationaux et le changement climatique. Localement, les prédateurs naturels de nouveaux insectes ravageurs sont souvent absents, en raison de leur provenance étrangère.

 

Les ONPD suivis sur le canton de Genève sont : 

- Punaise marbrée Halyomorpha halys

- Cicadelle Scaphoideus titanus

- Mouche du cerisier Drosophyla suzukii

- Souchet comestible Cyperus esculentus

- Ambroisie Ambrosia artemisiifolia L.

- Feu bactérien Erwinia amylovora

- Flavescence dorée Candidatus phytoplasma vitis.  

 

piege pyrale

Piège à pyrale du maïs.

 

Source : OCAN, 2020. 

 

Les ONPD sont de luttes obligatoires par la Confédération (Ordonnance sur la protection des végétaux contre les organismes nuisibles particulièrement dangereux). 

 

La mesure 31 vient optimiser cette démarche de suivi, en invitant les agriculteurs et les vulgarisateurs à suivre de façon participative les organismes nuisibles et les auxiliaires observés dans leurs cultures. Ceux-ci sont ensuite déclarés au service Agronomie de l'Office cantonal de l'agriculture et de la nature par le biais d'une application. 

 

On notera sur le graphe ci-dessous l'augmentation du nombre d'ennemis des cultures et d'ONPD suivis à Genève. 

Objectif : évoluer vers une agriculture d'une plus grande précision, limitant les dérives et les risques. Pulvériser précisément et au bon moment, cibler les ennemis des cultures à contrôler et minimiser l'utilisation des produits phytosanitaires. 

Produire

Objectif : structurer et mettre en valeur la filière Bio pour favoriser son développement. 

BioGenève (BioGE), qui bénéficie d'un contrat de prestation, établit les besoins en vulgarisation Bio des différentes filières pour le canton de Genève. Ces besoins sont dispensés en fonction des filières par AgriVulg, l'Union fruitière lémanique (Ufl), le Groupement technique horticole (GTH), l'Association des maraîchers du genevois (AMDG) et l'Institut de recherche en agriculture biologique  (FiBL). Les organisations cantonales de vulgarisation bénéficient également d'un contrat de prestations.

La promotion de l'agriculture biologique a été renforcée dans la loi LPromAgr (L 12168) Art. 8, al. 2 "Soutien à l’agriculture biologique", entrée en vigueur le 26 janvier 2019. 

Objectif : encourager la reconversion des producteurs vers l'agriculture Bio permet une diminution des risques liés à l'utilisation de substances actives de synthèse. 

Objectif : encourager la reconversion vers l'agriculture biologique (paiements directs bio.) par secteur de production (viticulture, arboriculture, grande culture, ou maraîchage etc.). Cette production en Bio sectoriel se distingue des exploitations certifiées "Bourgeon" où toutes les différentes productions (viticulture, arboriculture, grandes cultures, etc.) de l'exploitation doivent être en Bio. 

Ce système "par étapes" permet à des producteurs de passer progressivement les différentes cultures de l'exploitation en Bio et de bénéficier dès le début de la reconversion, d'aides financières.

Cette mesure est un sous ensemble de la mesure 8

Objectif : les variétés résistantes ou tolérantes à certaines maladies sont moins sensibles et nécessitent donc moins voir pas de traitements phytosanitaires. Ces variétés souvent nouvelles et peu connues, présentent des qualités gustatives auxquelles le consommateur n'est pas habitué.

essais variétaux

Essais variétaux de salades, Office technique des maraîchers Vaud-Genève, Vinzel (VD) 2020. 

 

Sources: OCAN, Ufl, AMDG, 2020. 

 

Le graphe ci-après fait état des cépages montrant des résistances naturelles plus ou moins élevées aux principales maladies de la vigne (botrytis, oïdium et mildiou) et nécessitant peu ou pas d'intervention phytosanitaire.

Objectif : utiliser la technique de confusion sexuelle permet d'éviter des traitements insecticides. Des diffuseurs de phéromones sont installés de façon homogène dans les vignes ou les vergers afin d'éviter la reproduction d'insectes ravageurs de ces cultures, le mâle ne parvenant plus à localiser la femelle. 

Sources : Andermatt, Basf, Stähler, OCAN, 2020. 

 

conf sex

Diffuseur pour la confusion sexuelle sur la variété de pommes Gala pour contrôler le carpocapse de la pomme (Cydia pomonella) et diverses tordeuses en arboriculture. 

conf sex 2

Le système utilisé en viticulture est similaire et permet de lutter contre les deux principaux insectes ravageurs de la vigne : Eudémis (Lobesia botrana) et Cochylis (Eupoecilia ambiguella). 

 

Objectif : définie par la FAO comme étant "un système cultural qui peut empêcher la perte de terres arables tout en régénérant les terres dégradées", l'agriculture de conservation promeut donc un usage durable des sols dont les trois piliers sont :

  • le semis sans travail du sol;
  • la couverture permanente du sol;
  • la diversité et rotation des cultures.

 

Par ailleurs, en favorisant cette technique, on séquestre du CO2 tout en augmentant la fertilité et la biodiversité des sols. Des sols avec des résidus végétaux et une matière organique plus élevée auront un pouvoir "épurateur" plus important. 

souscouvertvegetaux

Parcelle sous couvert végétal avec de multiples espèces.

 

Source : Rapport d'activité de l'OCAN, 2020. 

Objectif : encourager la diminution voir la suppression de certains types de produits phytosanitaires. Cette mesure est actuellement composée de trois volets en grandes cultures, viticulture et cultures de betteraves.

 

Sources: Rapports d'activités de l'OCAN 2017, 2018, 2019. 

 

1. Mode de production Extenso (6.1.1.4.): Dans le 1er graphe, sont indiquées les surfaces de céréales et protéagineux cultivées en "Extenso". Le mode de production "Extenso" consiste à ne pas utiliser d’insecticide, de régulateur de croissance ou de fongicide sur les cultures. Les agriculteurs genevois contribuent ainsi directement et volontairement à la diminution de l’emploi des produits phytosanitaires. Une contribution est versée pour compenser la perte de rendement qui peut avoir lieu. A Genève, plus de 80% des 3'000 hectares de céréales sont cultivés en "Extenso".

Les oléagineux, plus particulièrement le colza, est une culture attaquée par différents insectes ravageurs tout au long de son cycle. C'est donc une culture où l'application d'insecticides peut s'avérer nécessaire pour éviter des pertes économiques. La mesure 29d, qui vise à développer la biodiversité fonctionnelle, est justement consacrée au colza.

C'est également dans ce cadre qu'Agrivulg et le SAgr accompagnent les producteurs dans le suivi des cultures (cf. Mesure 30). Ainsi les producteurs ne traitent que lorsqu'un seuil économique est atteint. Ce processus permet ainsi une diminution de l'utilisation de produits phytosanitaires.. 

Objectif: favoriser l'enherbement en viticulture et arboriculture pour réduire les transferts de substances actives dans les eaux superficielles et souterraines et favoriser la biodiversité. 

 

L’enherbement, source de matières organiques, favorise l’activité et la vie biologique du sol. Il permet également d’augmenter la stabilité, la porosité et la portance du sol. Un bon enherbement permet de protéger les parcelles des ruissellements et donc de l'érosion. Ainsi les transferts de pesticides provoqués par les pluies sont limités. Cette technique est une vraie source de biodiversité et un véritable atout pour l’environnement.

 

Pour aller plus loin, la mesure 29g vise à travers un projet de recherche, à élaborer des mélanges de semences pour enherber l'interligne qui seront optimales en conditions genevoises en viticulture et/ou arboriculture. 

Source: Rapports d'activités de l'OCAN, 2015 - 2019. 

Objectif : développer le désherbage mécanique afin de diminuer ou supprimer l'utilisation d'herbicides en grandes cultures et en maraîchage.  

desherbage mecanique

Sarcleuse guidée par caméra dans un champ de soja, Commune de Meyrin, 2019. 

 

Sources : OCAN 2019, Agrivulg, AMDG 2020.